Engagement de durabilité et biodiversité des Volailles Fermières d’Auvergne

Les Volailles Fermières d’Auvergne bénéficient de 2 signes officiels de qualité qui intègrent naturellement de nombreux engagements de durabilité dont la préservation de la biodiversité : Les signes de qualité | Volailles fermières d'Auvergne.

La durabilité dans les Label Rouge et les indications géographiques protégées (IGP)

(Extrait du projet de Guide de durabilité IGP LR STG de l’INAO, présenté en séance du 15 octobre 2026)

Cette ambition est en partie déclinée au travers de mesures concrètes dans les cahiers des charges, ces documents officiels qui fixent les règles à respecter par les opérateurs pour obtenir et conserver un signe officiel de qualité.

Cette démarche s'inscrit dans une ambition plus large : maintenir les Signes d'Identification de la Qualité et de l'Origine (SIQO), et en particulier les Label Rouge (LR), les Indications Géographiques Protégées (IGP) et les Spécialités Traditionnelles Garanties (STG), comme des dispositifs en phase avec les enjeux contemporains et les mutations profondes du monde agricole, et faire connaître les efforts consentis par les opérateurs pour produire en SIQO.

Qu'est-ce que la durabilité ?

La durabilité correspond à une approche globale de la société humaine et de son activité économique, intégrant différents enjeux dans la conception de la production.

La durabilité retenue par les instances de l'INAO repose sur l'équilibre des trois piliers principaux : environnement, société et économie.

Les signes officiels d’identification de la qualité et de l’origine (SIQO), comme les Label Rouge et les IGP dont bénéficient les Volailles Fermières d’Auvergne, ne sont pas de simples certifications : ils incarnent une démarche collective, officielle et contrôlée.

Concrètement, ces démarches mobilisent chacun des trois piliers (environnemental, social et économique) à travers des pratiques déjà inscrites dans les cahiers des charges ou portées collectivement par la filière.

Les pratiques présentées ci-après illustrent la diversité des engagements concrets portés par les Volailles Fermières d’Auvergne en matière de durabilité.

Le pilier environnemental

La biodiversité

Les pratiques favorisant la biodiversité figurent dans le cahier des charges des Volailles Fermières d’Auvergne. En élevage, les parcours aménagés et végétalisés et l'obligation de sortie des animaux enrichissent les paysages et les habitats naturels, tandis que le recours à des souches de volailles rustiques, adaptées au plein air et aux territoires, entretient la diversité génétique.

La filière Volailles Fermières d’Auvergne a souhaité aller plus loin que le cahier des charges Label Rouge ou IGP sur ce pilier. En effet, depuis 2016, la filière avicole auvergnate a décidé d’orienter davantage encore ses actions en faveur de la biodiversité et de la reconquête du végétal par les abeilles et autres pollinisateurs. 

À ce jour, plus de 5 000 arbres et arbustes ont été plantés sur les parcours des volailles Fermières d’Auvergne ainsi que plus de 14 000 mètres linéaires de haies, avec le soutien et l’appui technique de Mission Haies Auvergne Rhône-Alpes

qui est une structure technique dédiée à la préservation, la plantation et la gestion durable des haies et des agroforesteries dans la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Les arbres proviennent de plans locaux, dont des espèces mellifères, pour favoriser l'accueil des pollinisateurs grâce au nectar et au pollen, et pour diversifier les habitats sur les parcours. En effet, les arbres et arbustes sur les parcours d'élevage peuvent offrir des refuges à d'autres espèces, comme les oiseaux et les petits mammifères, et favoriser une diversification de leurs habitats. La présence d’arbres améliore en outre les parcours des volailles, en apportant de l'ombre et des abris, ce qui favorise une occupation large du périmètre et diminue ainsi la pression à certains endroits, ce qui favorise également la pousse d’herbes. Cette initiative concerne plus de 200 éleveurs soit plus de 400 parcours de volailles Fermières d’Auvergne.

Plus généralement, la présence d’un couvert végétal varié et permanent est essentielle pour le bien-être animal et environnemental.

La préservation des ressources

La gestion économe des ressources constitue un point important des cahiers des charges Label Rouge et IGP. La limitation des distances entre les lieux d’élevage et les abattoirs contribue à réduire l'empreinte du transport.

L'adaptation et l'atténuation du changement climatique

La rusticité des souches ou encore la maîtrise de la consommation d'énergie témoignent de pratiques déjà orientées vers l'atténuation du changement climatique et l'adaptation à ses effets.

La réduction des rejets

L'entretien des bâtiments et de leurs abords, la gestion des animaux morts ou la mise en œuvre de litières naturelles ou paillées encadrent l'activité d'élevage.

Les arbres plantés par la filière diluent l’impact des fientes. Leur système racinaire superficiel très large capte les nitrates issus des déjections, contribuant à réduire la pollution des eaux et du sol.

Le pilier social

Le collectif

La dimension collective est constitutive des signes officiels d’identification de la qualité et de l’origine (SIQO) : chaque Label Rouge et chaque IGP repose sur un organisme de défense et de gestion (ODG) à la gouvernance partagée entre les divers acteurs de la filière, où les décisions s'élaborent collectivement. Au-delà, les professionnels des filières organisent des réunions de partage de connaissances et de stratégies collectives, assurent la représentation de la profession auprès des différentes parties prenantes, s'engagent dans des dispositifs de responsabilité sociétale, ouvrent leurs exploitations aux visites, et entretiennent les paysages qui participent à l'attractivité touristique des territoires.

La valorisation des ressources locales

La préservation des savoir-faire et des pratiques traditionnelles, parfois transmis de génération en génération, s’inscrit dans de nombreux cahiers des charges entourant les SIQO. Il s'accompagne du maintien de structures à taille humaine et d'un ancrage territorial fort. Ces signes témoignent ainsi de la richesse exceptionnelle du patrimoine culinaire français et garantissent aux consommateurs des produits de qualité, ancrés dans des territoires et des traditions vivantes.

Le bien-être animal

La contribution au bien-être et à la santé des animaux s’appuie sur un ensemble de bonnes pratiques d'élevage inscrites dans plusieurs cahiers des charges. Celles-ci couvrent les conditions de logement et de confort des animaux (comme l’accès à un sol paillé ou à la lumière naturelle), des effectifs limités pour éviter la promiscuité, une alimentation et un accès à l’eau pensés pour les besoins des animaux, des dispositifs leur permettant d’exprimer leurs comportements naturels et le respect de leurs cycles. L'encadrement des interventions sur les animaux, la limitation du temps de transport et la prise en charge à l'abattage prolongent cette exigence jusqu'au bout de la chaîne.

L'attractivité de la filière

La filière travaille à rester attractive pour celles et ceux qui la font vivre. Les cahiers des charges permettent la modernisation ou la mécanisation de certaines pratiques dès lors qu'elles ne portent atteinte ni au lien à l'origine ni à la qualité supérieure, réduisant la pénibilité du travail par exemple. La formation et l'appui technique des producteurs, les actions menées auprès de l'enseignement agricole et le suivi de la reprise des exploitations préparent le renouvellement des générations.

Une production de qualité et un environnement de travail avec un parcours bien aménagé peuvent constituer une source de satisfaction et de bien-être non négligeable pour l’éleveur.

Le pilier économique

La rémunération

Les enjeux économiques commencent par la capacité des producteurs à vivre de leur production. Les filières s'organisent en ce sens, au travers de la contractualisation, de la publication et du relais d'indicateurs de coûts de production, et de la construction de chaînes de valeur équitables sur les territoires, la plus-value attachée aux produits constituant le socle de cette rémunération.

La promotion

Le SYVOFA fait connaître les produits et les signes à travers un plan de communication collectif permanent : salons et foires, animations en magasins et en restauration collective, communication digitale, événements locaux organisés autour des signes officiels d’identification de la qualité et de l’origine (SIQO). Cette promotion développe puis entretient la notoriété des signes, informe les consommateurs et soutient la valorisation des produits sur les marchés.

La valorisation économique par la qualité

Les critères de production qualitatifs inscrits dans les cahiers des charges permettent une plus-value économique sur le produit, rémunérant ainsi l'exigence des pratiques. Les filières ainsi structurées génèrent des emplois directs et indirects dans les exploitations, les abattoirs et les entreprises de transformation, dynamisant les économies rurales et préservant l'équilibre économique des territoires.

La recherche et le développement

La filière avicole française investit dans l'innovation au service de ses pratiques et de ses produits, comme le déploiement de l'ovosexage (une technique permettant de déterminer le sexe des poussins dans l’œuf) par exemple.

Les critères des cahiers des charges des SIQO sont contrôlés par un organisme certificateur indépendant, CERTIPAQ : Les contrôles qualité | Volailles fermières d'Auvergne.